On notera déjà concernant les hélicoptères radiocommandés que ce sont des modèles réduits d'aéronef qui ont des caractéristiques différentes de celles des avions radiocommandés à cause notamment des différences de construction, d'expériences de vol et d'aérodynamique. Les hélicoptères radiocommandés sont particulièrement intéressants de par leur mécanisme très complexe qui contrairement à celui de biens d'autres machines volantes de la même catégorie lui permet non seulement de rester parfaitement immobile au-dessus d'un point (vol stationnaire), mais aussi lui permet d'effectuer des vols dans toutes les directions (les translations). Et même si l'objectif premier du modélisme est de représenter à échelle réduite et à la perfection les caractéristiques d'un modèle original, on pourra remarquer que les hélicoptères radiocommandés surpassent leurs modèles originaux sur certains plans. Ils pourront par exemple, aux mains de pilotes confirmés, réaliser des prouesses (voltige ou vol 3D) que les hélicoptères grandeur nature sont incapables de faire. Toute fois, nous soulignerons également que le pilotage de ces hélicoptères radiocommandés est très délicat dans la mesure où ils sont naturellement beaucoup moins stables que les avions à moteur ou les planeurs. Mais si vous êtes un pilote assez doué et que vous avez en votre possession un hélicoptère radiocommandé avec des caractéristiques de vol impeccables, alors vous bénéficierez d'un plaisir de vol imparable. Certains modèles même comme le Micro 47G ou le Picoo Z offrent la possibilité de vol en indoor dans des espaces particulièrement réduits comme les maisons ou les appartements.
Consacrons maintenant cette seconde partie de notre petit article aux différentes formes de motorisations qu'on rencontre dans le modélisme aérien en général et en particulier dans la conception des hélicoptères radiocommandés. On commencera dans ce sens par mentionner les moteurs à air comprimé qui sont assez peu utilisés et cela surtout s'il s'agit de vol libre. Les moteurs à explosions, la plupart du temps des monocylindres 2 temps, sont quant à eux un peu plus utilisés. On pourra éventuellement se servir de ce type de moteur seul pour constituer des maquettes très remarquables (multicylindres en V ou en ligne, moteurs en étoile). On n'oubliera pas également de mentionner les moteurs caoutchoucs fonctionnant grâce à de longs élastiques enroulés dont le déroulage entraîne l'hélice. On notera aussi que ce sont des moteurs électriques ou à explosion qui entraînent les turbines et que les progrès effectués au niveau des accumulateurs font que ces moteurs électriques sont de plus en plus utilisés surtout les moteurs sans balais ou brushless. Toujours concernant les moteurs électriques ou à explosion, certains modèles pour augmenter leur autonomie sont équipés de panneaux solaires photovoltaïques. Mais vu le faible rendement des cellules solaires, ces types de moteurs ne sont utilisés qu'à titre démonstratif uniquement. Outre ceux-là, nous avons également les moteurs à réaction qui restent complexes à mettre en œuvre et peuvent être considérés comme de véritables pièces de luxe (au moins 2.000 euros). On a par ailleurs le cas particulier des planeurs qui sont lancés grâce à des treuils, des sandows ou encore des avions «tracteurs». Les pulsoréacteurs pour terminer sont quant à eux rares car bruyants et surtout difficiles à mettre en œuvre. Il est en effet impossible de régler leur puissance. On les appréciera tout de même dans le cadre de démonstration car ayant un côté très spectaculaire.
Arrêtons-nous à ce niveau pour ce qui est des hélicoptères radiocommandés et retenons que même s'ils sont assez difficiles à piloter, lorsqu'on y parvient on arrive à réaliser des vols vraiment très impressionnants que même les modèles originaux ne peuvent imiter. Pour la motorisation, les options sont très variées de même que l'efficacité.
